Succès pour la 3ème édition des conférences IN’DAYS

Mercredi 18 novembre à 18h la Fondation UPVD lançait la 3ème édition des conférences IN’DAYS, sous un format inédit en webinaire (contexte sanitaire oblige). 150 participants ont assisté pendant 1h à une inspirante réflexion sur le monde de l’entreprise livrée par Emmanuelle DUEZ.

Entrepreneuse passionnée, conférencière, auteure et fondatrice de The Boson Project, société de conseil en excellence humaine au service d’une performance durable, Emmanuelle Duez a abordé à cette occasion l’étude menée auprès de 2 000 dirigeants, salariés de PME, ETI, grands groupes, indépendants interrogés pendant le 1er confinement sur cette thématique très actuelle : In(tro)spection du monde du travail : vivre, s’engager, interagir demain!

 

Un credo anime The Boson Project : « L’excellence humaine : facteur de la performance durable ». C’est ainsi qu’Emmanuelle Duez démarre le webinaire.

Dans cette période inédite dans l’histoire des organisations et l’accélération des pratiques managériales, les entreprises qui tirent leur épingle du jeu sont les entreprises qui pendant des années ont investi massivement dans l’excellence managériale, sur des problématiques d’engagement, d’agilité de leur organisation et sur la qualité du leadership.

« Quand on a pris soin du corps social pendant des années, dans ce contexte inédit, les collaborateurs, se lèvent, transforment, implémentent, sont au rendez-vous ! » 

« Il n’y a pas de robustesse économique des organisations sans excellence managériale » « La subsidiarité comme colonne vertébrale des organisations favorisant l’excellence humaine ».

 

> Les résultats de l’étude et les remontées du terrain depuis plusieurs mois, analysés par les équipes de The Boson Project, révèlent plusieurs évolutions des lignes organisationnelles et humaines en entreprise à la faveur de la crise :

  • « Il y a aujourd’hui une injonction à la fraternité ». Ce qui donne du sens au travail et donne envie de s’engager c’est « la qualité des relations sociales ». Une entreprise est avant tout un « collectif humain », des hommes et des femmes avec qui on va créer du lien, animés par la même mission.
  • « L’enjeu de pédagogie est crucial et au cœur de l’engagement ». Il revient avant tout aux managers qui doivent cultiver l’engagement, la reconnaissance, la transparence de l’information au quotidien : « cultiver la culture de l’initiative, du droit à l’erreur, laisser faire et contrôler ensuite, permettre plutôt que transmettre » « Le manager est la clé de voute du collectif. Aujourd’hui l’excellence humaine repose sur cette ligne managériale » « Manager est un job à temps plein, c’est une mission, une vocation, une formation ».
  • « La résilience est un impératif absolu aujourd’hui dans les organisations » et repose sur l’alignement, le renoncement, la préexistence d’un patrimoine immatériel et l’investissement. La résilience est nourrit par « l’utilité dans un système »« Pour être robuste et résilient il faut aligner les faits »

 

Concernant le télétravail Emmanuelle Duez met en garde contre le 100% télétravail :

  • « La fraternité se nourrit et ne peut s’entretenir avec 100% du staff en télétravail. Le risque de désengagement est bien présent car les gens ont fondamentalement besoin de se retrouver. D’un point de vue neuro scientifique il a été démontré que plus de 2 jours de télétravail / semaine devient contre-productif et n’est plus au service de la performance collective et individuelle. »
  • Selon elle il n’y aura « pas de retour en arrière souhaité sur les acquis managériaux du confinement » mais « les locaux devront justifier qu’on se déplace » en permettant des usages non réalisables en télétravail.
  • Et de conclure sur la question du télétravail : « L’urgence est de prendre soin de corps sociaux fragilisés par la crise et le télétravail où la frontière entre vie privée et vie professionnelle est poreuse »

 

Sur la question des « jeunes générations sacrifiées » Emmanuelle Duez évoque une « fracture intergénérationnelle qui s’opère » et la responsabilité des organisations en termes de pédagogie et de réconciliation :

  • « 26% des jeunes seulement pensent que la situation économique va s’améliorer : c’est un chiffre record dans la confiance de l’avenir qui n’était jamais descendu en dessous de 40% »
  • Cette jeune génération « refuse l’héritage légué par les générations précédentes, à leurs yeux discrédités par rapport à la situation.»
  • Lorsqu’on pose la question aux jeunes « en qui avez-vous confiance pour répondre à ces enjeux économiques, sociétaux et environnementaux » 2 réponses ressortent : 1/ la confiance en l’autre, en leurs pairs, en leur génération  2/ la confiance en l’entreprise : 46% attendent que les entreprises les préparent au monde de demain.

Il faut selon elle « armer les jeunes qui vont avoir des défis titanesques à relever, en leur donner toute la quintessence de notre expérience, en leur faisant gagner du temps. Faire en sorte que leur parcours initiatique soit le plus court possible ».

 

En conclusion, à l’amnésie, l’individualisme, la déresponsabilisation, la fracturation des corps sociaux, Emmanuelle Duez y oppose l’audace, la solidarité entre les générations et les organisations, le principe de subsidiarité, la fraternité, et cite même Churchill : « il ne faut jamais gaspiller une bonne crise »

 

Retrouver ICI l’intégralité des résultats de l’étude « In(tro)spection du monde du travail : vivre, s’engager, interagir demain! »

 

Avec ce cycle de conférences IN’DAYS initié en 2018, la Fondation UPVD et ses mécènes poursuivent leur volonté d’accroitre et de diffuser l’innovation sur le territoire. L’objectif est de permettre aux leaders d’aujourd’hui et de demain, mécènes, partenaires de la Fondation UPVD, porteurs de projets d’UPVD IN CUBE, étudiants, doctorants à l’UPVD, de rencontrer et d’échanger avec une personnalité inspirante, autour d’une thématique innovante.

RDV en 2021 pour une nouvelle conférence IN’DAYS !